Appel à contribution, numéro 11, 2027
Le travail sous tension : entre performance, innovation et humanité
Le monde du travail semble aujourd’hui traversé par plusieurs tensions qui transforment progressivement les façons de travailler, de gérer et d’organiser les activités. Les organisations doivent demeurer performantes dans un environnement marqué par l’incertitude économique, la concurrence accrue et l’accélération des transformations technologiques. Simultanément, elles sont appelées à répondre aux attentes grandissantes des travailleurs en matière de flexibilité, de bien-être, de développement professionnel, d’autonomie et de sens au travail.
Ces tensions ne sont pas nécessairement nouvelles. Toutefois, elles prennent aujourd’hui une ampleur particulière. L’émergence de l’intelligence artificielle, l’évolution des modes de travail, les défis liés à l’attraction et à la rétention du personnel, les préoccupations entourant la santé psychologique ou encore les impératifs de développement durable amènent les organisations à composer avec des objectifs qui ne sont pas toujours faciles à concilier.
L’intelligence artificielle illustre bien ces tensions. Promesse d’innovation, d’efficacité et d’amélioration de la prise de décision, elle soulève également des interrogations concernant la place de l’humain au travail, l’évolution des compétences, l’autonomie professionnelle, les pratiques de surveillance et les enjeux éthiques. Les organisations sont ainsi appelées à trouver un équilibre entre les gains de performance recherchés et les exigences d’adaptation imposées aux individus par un rythme soutenu de transformation.
D’autres tensions façonnent également le travail contemporain. Comment concilier les attentes de flexibilité des travailleurs avec les besoins de coordination et de cohésion organisationnelle? Comment favoriser l’engagement et la santé psychologique dans un contexte où les exigences de performance demeurent élevées? Comment soutenir le développement continu des compétences alors que les savoirs se renouvellent de plus en plus rapidement? Comment répondre aux impératifs économiques tout en intégrant des préoccupations sociales, environnementales, humaines et légales?
Ces questions illustrent la complexité des choix auxquels les organisations sont aujourd’hui confrontées. Les gestionnaires, les professionnels des ressources humaines, les travailleurs et les décideurs doivent continuellement arbitrer entre des impératifs multiples afin de construire des milieux de travail à la fois performants, innovants et humains. Dans ce contexte, les solutions simples se font rares.
Ce numéro de la revue Ad machina s’intéressera aux multiples tensions qui traversent actuellement le monde du travail. Qu’elles concernent l’intelligence artificielle, les nouvelles attentes des travailleurs, la santé psychologique, le développement des compétences, les impératifs de performance, les enjeux de responsabilité sociale ou la réglementation touchant le monde du travail, ces tensions invitent les organisations à repenser leurs pratiques et leurs modes de gestion. Les contributions proposées devront permettre de mieux comprendre comment ces tensions se manifestent dans les milieux de travail, comment elles sont vécues par les différents acteurs et quelles réponses les organisations tentent d’y apporter.
Calendrier :
- Septembre 2026 : appel à contribution
- 1er novembre 2026 : date limite pour l’envoi des propositions
- 1er décembre 2026 : retour aux auteurs sur les propositions soumises
- 1er mars 2027 : date limite pour l’envoi des articles complets par les auteurs (sauf exception*, environ 8 000 mots ou 15 pages excluant les références)
- 1er mai 2027 : retour des évaluations aux auteurs
- 1er septembre 2027 : date limite pour l’envoi des articles révisés par les auteurs
- Octobre 2027 : validation des épreuves finales par les auteurs
- Novembre 2027 : mise en ligne du numéro
Dans un premier temps, les propositions doivent être soumises à l’attention des deux personnes suivantes avant la date limite indiquée au calendrier :
Eric Jean, directeur de la revue : eric.jean@uqac.ca
Katy Langlais, rédactrice : klanglai@uqac.ca
Les propositions, d’environ 1 000 mots, devront présenter de façon concise les éléments suivants :
- Titre de l’article proposé;
- Nom, prénom, fonction, affiliation et adresse courriel des auteurs;
- Rubrique (article de recherche ou perspective théorique)
- Problématique et objectifs;
- Ancrage théorique ou conceptuel;
- Démarche méthodologique et principaux résultats, pour les contributions empiriques;
- Démarche et principaux arguments développés, pour les contributions théoriques
- Contribution attendue de l’article en lien avec le thème de l’appel à contribution
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* Des dépassements sont envisageables si des circonstances particulières le justifient. Par exemple, un cas pourrait nécessiter des sections analytiques plus détaillées, des annexes explicatives, ou une méthodologie étendue, surtout dans des domaines où des explications plus longues sont courantes pour la rigueur de l’analyse. Les articles acceptés pour publication seront généralement publiés dans la rubrique « Articles de recherche » (études empiriques) ou « Perspectives théoriques » (modèles, positionnement théorique, prospectives et autres réflexions de nature académique). Lors de la soumission du manuscrit, vous serez appelé à spécifier la rubrique dans votre proposition, de même que l’ensemble des auteurs, leur titre et leur affiliation universitaire ou professionnelle.
La revue Ad machina est une revue scientifique sur le travail publié par l’Université du Québec à Chicoutimi, avec comité de lecture (RAC), et accessible sur Érudit. Ad machina est une revue francophone en ligne et en libre accès ayant publié son premier numéro en 2017.