De l’éthique de la relation à l’estime de soi : marqueurs d’une dynamique sociale

  • Gérard Sautré Université de Lorraine

Résumé

L’estime de soi dépend du regard collectif et de l’adaptation aux normes dans une société holiste alors que les formes de reconnaissance varient dans une société moderne et post moderne marquée par un individualisme exacerbé. Une quête de reconnaissance quasi permanente génère « l’individu incertain ». Une solution : doter les individus, à côté de leurs connaissances et de leur savoir-faire, d’une capacité éthique qui leur servira de boussole pour oser dire et oser faire. Des expériences existent dans divers domaines associatifs et d’entreprise, mais aussi dans la santé et le social, où nous avons affaire à des personnes qui n’exercent pas seulement un métier technique, mais transcendent ce métier par une dimension éthique. Ces expériences montrent le chemin d’une dynamique sociale vertueuse qui s’appuie sur l’engagement d’individus, de groupes, mus
par une éthique sociale renforçant l’estime de soi, sans oublier « le respect de ceux qui sont destinés à rester
faibles ». Ces comportements contribuent à réduire l’anomie et donnent sens à l’action sur le territoire.

Publiée
2018-09-01
Comment citer
Sautré, G. (2018). De l’éthique de la relation à l’estime de soi : marqueurs d’une dynamique sociale. Revue Organisations & Territoires, 27(3), 15-24. https://doi.org/10.1522/revueot.v27n3.934
Rubrique
Dossier spécial