La gouvernance d’entreprise au Canada : un domaine en transition

  • Imen Latrous Université du Québec à Chicoutimi
  • Marc-André Morency Université du Québec à Chicoutimi
  • Salmata Ouedraogo Université du Québec à Chicoutimi
  • Jeanne Simard Université du Québec à Chicoutimi

Résumé

De nombreux chercheurs ont mis en évidence les aspects et conséquences discutables de certaines conceptions financières ou théories de l’organisation. C’est le cas de la théorie de l’agence, conception particulièrement influente depuis une quarantaine d’années, qui a pour effet de justifier une gouvernance de l’entreprise vouée à maximiser la valeur aux actionnaires au détriment des autres parties prenantes. Cette idéologie de gouvernance justifie de rémunérer les managers, présumés négliger ordinairement les détenteurs d’actions, avec des stock-options, des salaires démesurés. Ce primat accordé à la valeur à court terme des actions relève d’une vision dans laquelle les raisons financières se voient attribuer un rôle prééminent dans la détermination des objectifs et des moyens d’action, de régulation et de dérégulation des entreprises. Cet article se propose de rappeler les éléments centraux de ce modèle de gouvernance et de voir quelles critiques lui sont adressées par des disciplines aussi diverses que l’économie, la finance, le droit et la sociologie.

Publiée
2017-09-01
Comment citer
Latrous, I., Morency, M.-A., Ouedraogo, S., & Simard, J. (2017). La gouvernance d’entreprise au Canada : un domaine en transition. Revue Organisations & Territoires, 26(1-2), 25-43. https://doi.org/10.1522/revueot.v26i1-2.196
Rubrique
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