Revitalisation urbaine et gentrification positive : le cas du Cinéma Beaubien à Rosemont

  • Wilfredo Angulo Université du Québec à Montréal
  • Juan-Luis Klein Université du Québec à Montréal
  • Diane-Gabrielle Tremblay TÉLUQ

Résumé

Ce texte analyse le cas du Cinéma Beaubien à Rosemont, un projet culturel soutenu par une coalition d’organisations de la société civile. Grâce à l’élaboration de stratégies inclusives favorisant la cohésion sociale et la vitalité locale, ce projet a dynamisé une artère commerciale en friche et a été central dans la revitalisation récente du quartier. Ce cas nous permet de mieux saisir l’effet des projets culturels portés par des organismes communautaires, ancrés localement et encastrés dans un modèle économique où se conjuguent les échelles et les acteurs. L’ancrage local facilite l’émergence de nouvelles aspirations mobilisant les citoyens et développe le sentiment d’appartenance au territoire. Cette recherche ouvre la voie à de nouvelles interprétations postulant que, sous certaines conditions, les projets culturels peuvent éviter les effets négatifs associés à la gentrification, souvent concomitants à la revitalisation d’un milieu, lorsqu’ils sont amorcés par l’action collective et soutenus par du leadership partagé.

Publié-e
2020-07-01
Comment citer
Angulo, W., Klein, J.-L., & Tremblay, D.-G. (2020). Revitalisation urbaine et gentrification positive : le cas du Cinéma Beaubien à Rosemont. Revue Organisations & Territoires, 29(2), 81-92. https://doi.org/10.1522/revueot.v29n2.1152
Rubrique
Dossier spécial